Leve-toit et Brille!©


2006 Ecrit et Illustré par De Dorman
Traduit par Véronique Ashley

Il semblait qu’au sud ouest du Texas, chaque nouveau jour apportait une belle journée fût elle ensoleillée ou pluvieuse. Willy le coq attentif et dévoué, chantait chaque matin des cocoricos tonitruants. Chaque jour, il assumait sa position sur son poteau préféré derrière la maison. Willy pouvait surveiller les poules et les poussins tout en annonçant le nouveau jour. Chacun de ses cocoricos semblait dire « levez-vous! » à tout ceux qui pouvaient l’entendre.
Mais en ce jour particulier, ce n’était pas ce message que percevait Carlos âgé de onze ans. A chaque cocorico, le jeune garçon pensait à sa récente défaite à l’école et à la leçon apprise à l’Ecole du Dimanche.
- « Oh Willy… Tais toi ! » Carlos se retourna dans son lit et recouvrit sa tête du drap, souhaitant pouvoir se cacher loin de ses problèmes.
Tout avait commencé le vendredi dernier à l’école...
Carlos avait annoncé à certains de ses amis qu’il avait récemment demandé à Jésus de le sauver de ses péchés. Et bien, c’était une bonne nouvelle pour presque tout le monde ; mais pour Hector et sa bande, c’était une autre raison pour tourmenter Carlos. Il semblait que depuis quelque temps, Carlos était devenu l’objet de leurs moqueries. Le garçon savait que cette bande n’apportait que des ennuis et il essayait vraiment de l’éviter. Mais peine perdue, Hector le trouvait toujours et le houspillait sans merci. Parfois, les méchants garçons le taquinaient parce qu’il avait oublié de peigner ses cheveux et d’autres fois, parce qu’il n’arrivait pas à courir aussi vite que les autres enfants en gymnastique. Cette fois, qu’on se moque de lui parce qu’il était chrétien avait été plus que Carlos n’avait pu en supporter. Parlant sans réfléchir, il avait crié à la bande :
-« Je ne suis pas un Chrétien ! » et il avait utilisé des mots pas chrétiens du tout pour le leur prouver. Dès cet instant, la paix qu’il avait connue le jour où il avait demandé à Jésus de lui pardonner ses péchés avait quitté son cœur. La honte avait pris sa place.
Aujourd’hui, c’était dimanche matin et Carlos n’avait aucune envie d’aller à l’école du dimanche avec ce poids sur les épaules. « Le Seigneur ne voudrait sûrement pas que j’aille à l’église après ce que j’ai fais, raisonnait le pauvre garçon, je ferais mieux de dire à papa que je ne me sens pas très bien. Peut être pourrai-je rester à la maison ».
Mais la réponse de papa fût sans appel : « Tu me sembles aller très bien, fiston ! A présent, apprêtons nous. Nous ne voulons pas arriver en retard ».
La famille arriva à l’heure à l’église et Carlos se rendit rapidement dans sa classe. Mr sanchez, son maître de l’école du Dimanche, le salua. Carlos essaya de lui retourner son sourire, mais cela ne ressemblait à rien. Il s’effondra sur sa chaise en attendant que les autres enfants arrivent. A 9h45, Mr. sanchez commença la classe par une prière et annonça aux élèves quelle serait la leçon : « Les enfants, nous allons étudier la vie de Pierre avant et après qu’il ait renié Jésus ». Carlos s’assit correctement et écouta. Il entendit même son enseignant mentionner un coq dans l’histoire biblique. Carlos se demanda si ce coq avait un nom et s’il était aussi bruyant que Willy chaque matin. Mais déjà le culte se terminait et toute la famille était en route pour la maison. Peut-être, un peu plus tard, Carlos pourrait parler à son grand-père de la leçon biblique. Pourtant, quand il arriva à la maison, le garçon commença ses devoirs et oublia complètement de parler à son papy.

Un autre cocorico de Willy le coq, rappela à Carlos qu’on était lundi matin.
- «Comment Dieu peut-il m’aimer après ce que j’ai fait ? » se tourmentait le pauvre garçon. Finalement, sortant du lit, il se rendit dans la salle de bain pour se laver et s’apprêter pour l’école. C’était une pensée bien déplaisante que celle d’aller à l’école ! Mécaniquement, il brossa ses dents et peigna ses cheveux. Peu lui importait que ses chaussettes ne soient pas de pair. La cuisine était déjà remplie de l’arôme frais du café quand Carlos y entra. « Bien, pensa-t-il, grand-père est levé, peut-être pourrai-je lui poser des questions sur ma leçon du dimanche cette fois ».
- « Buenos dias, Carlos » salua papy avec un sourire. « Es-tu prêt pour une nouvelle et belle journée ? Willy semble très excité ce matin » commenta-t-il, tout en allant à la fenêtre de la cuisine pour regarder le beau soleil levant. Carlos salua son grand-père avec un demi sourire et un grand besoin de câlin.
Grand-père sentait que quelque chose troublait le garcon, aussi murmura-t-il une prière tout en se rasseyant pour boire son café.
Tout en s’abaissant pour tirer sur ses chaussettes, Carlos demanda : « Papy, ne t’est-il jamais arrivé de vouloir changer quelque chose sans le pouvoir ? ».
Ecoutant avec son coeur aussi bien qu’avec ses oreilles, grand-père répondit : « Bien sûr Carlos, plus d’une fois, je dois l’admettre. Veux tu me dire ce qui te toumente ? » Il regardait Carlos porter des chaussettes différentes.
Dehors, Willy continua de chanter jusqu’à ce que carlos demande à son grand-père inquiet, à quoi lui faisait penser les cocoricos de Willy chaque matin.
Grand-père répondit, un éclair dans les yeux : « Oh, je pense qu’on me donne une autre chance pour faire quelque chose de bien pour Jésus ! » Puis il sirota son café et demanda : « A quoi penses tu carlos quand tu entends le chant du coq ? »
« Et bien ...Il n’y a pas longtemps, commença lentement Carlos, puis il reprit : depuis hier, je pense à Pierre, comment il a renié Jésus, comment le coq chanta juste comme l’avait prédit Jésus. » Carlos l’avoua tout en grignotant son omelette.
- « Je pense aussi à la façon dont Pierre a pleuré et pleuré à cause de son péché ». Carlos raconta à son aimable grand-père tout ce qui c’était passé à l’école et la misère qui était à présent la sienne depuis qu’il avait renié Jésus. Puis il se pris la tête entre les mains de honte et attendit que son grand-père se manifeste.
A présent, le papi comprenait le problème de son petit fils. Il lui répondit par une question : « Te rappelles tu ce qui arriva à Pierre après qu’il eut renié Jésus ? » Carlos n’arrivait pas à se le rappeler, donc il demanda à son grand-père de le lui dire.
- «Tu as raison Carlos, Pierre pleura parce qu’il était désolé de ce qu’il avait fait, mais Jésus rassura Pierre de plusieurs manières qu’il avait été pardonné. Ainsi l’apôtre se pardonna aussi à lui-même. Puis le Seigneur se servit de lui le jour de la Pentecôte pour prêcher un sermon puissant où trois mille âmes furent sauvées ! C’est avec cet événement que commença la première église ».
« Carlos, interrogea grand-père, crois tu que Pierre renia encore Jésus après ça ? » 
Les larmes aux yeux, Carlos répondit « non », et son grand-père comprit que le garçon aussi, avait appris sa leçon.
Grand-père prit alors sa bible et l’ouvrit à I Jean 1 :19. Carlos lu à voix haute : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité ».
« Carlos, voudrais tu demander à Jésus de te pardonner ? Il attend que tu viennes à lui, ainsi, il pourra remettre la joie et la paix dans ton coeur, comme Il l’a fait pour Pierre ».
C’est ce que le garçon voulait... Cette joie et cette paix qui viennent du fait d’avoir tous ses péchés pardonnés. Il répondit oui de la tête rapidement et confessa à Dieu qu’il l’avait renié, que c’était un péché. Puis il demanda au Seigneur de lui pardonner et de lui donner une autre chance, comme Il l’avait fait avec Pierre. Carlos remercia Dieu pour son salut qu’il avait reçu quelques semaines auparavant, et pour le pardon qu’il venait de recevoir ce matin. (Lire Jude 24).
Relevant la tête après sa prière, Carlos réalisa qu’il n’y avait rien de sembable à la paix et la joie qu’il éprouvait dans son coeur.
« Papi, commença-t-il, peut importe qu’on se moque de moi, je ne veux plus renier Jésus une autre fois. Ce que Jésus pense de moi est plus important que ce que le reste du monde peut penser de moi. Apres tout, Jésus est le seul qui m’a aimé au point de mourir pour mes péchés ». En entendant Willy chanter encore, Carlos conclut : « J’aurais souhaité que Willy ne me rappelle pas chaque fois ce que j’ai fait ». Grand-père eut soudain une bonne idée : « Carlos, au lieu de penser à ce que tu as fait, pense plutôt à ce qui va suivre : Willy te dit de te lever et de briller pour Jésus ! »
Debout à côte de la table, un vrai sourire aux lèvres, Carlos acquiesça. C’était une très bonne idée. 
-« Je m’en rappellerait grand-père ! Et il donna un gros câlin à son grand-père. Merci, papy, je t’aime ! »
-« Je t’aime aussi Carlos ! » Grand-père rendit son étreinte à son petit fils. « Hé Carlos, as-tu cours de gymnastique aujourd’hui ? »
-« Oui, pourquoi ? » demanda un Carlos tout heureux.
-« Et bien, dit grand-père avec un sourire, je pense que tu aimerais changer une de tes chaussettes !»
Carlos souleva son pantalon et fût très vite d’accord avec son aimable grand-père. Tout en riant, il retourna dans sa chambre changer sa chaussette.
La première des choses à faire sur sa nouvelle liste pour l’école serait de dire à tout ceux qui avaient entendu sa remarque irréfléchie le vendredi passé, qu’il avait menti et qu’il en était désolé. Carlos savait que le Seigneur l’y aiderait.
La foi de Pierre lui apportait ce soulagement. (La foi en la parole de Dieu)

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*Buenos dias : bonjour en Espagnol

 

 

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