L'espoir de Noel©


ã2006 Ecrit et illustré par De Dorman
Traduit par Véronique Ashley

Jean 8:36 : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres »

On ne pouvait le deviner par le temps, mais c’était la veille de la fête de Noël. Le soleil brillait très haut dans le ciel pendant que plusieurs personnes faisaient leurs achats de dernière minute dans cette ville frontalière du Texas.
Cependant, de l’autre côté du Rio Bravo, au fin fond de certaines rues toutes cabossées et sales, l’atmosphère n’était pas à la fête. Au bout d’une de ces ruelles, se trouvait une vielle prison mexicaine où plusieurs enfants allaient encore passer un autre Noël. En effet, le gouvernement permettait aux mères détenues de garder leurs petits avec elles, parce qu’elles n’avaient aucun parent disponible à qui confier leur progéniture. Bien que les enfants étaient contents d’être avec leurs mères, la prison restait un lieu d’habitation triste et sinistre.

Par leurs efforts, des enseignants de l’école du dimanche, les enfants d’une petite église du voisinage, et des volontaires qui avaient l’habitude de visiter la prison, espéraient rendre ce Noël différent. Peut- être les enfants des prisonnières verront-ils l’espoir que Jésus peut apporter. Telle était leur prière pendant qu’ils préparaient, à la veille de Noël, des paquets cadeaux à destination de la prison. Chaque paquet contenait des chaussettes, des bonbons, un jouet, de la pâte dentifrice, une brosse à dent, et une brochure illustrée de l’Evangile en espagnol. Les enfants de l’église créèrent aussi pour chaque paquet une jolie carte de Noël avec un verset écrit à la main.
Enfin, les présents étaient prêts ! Le couvercle de chaque boîte avait été enveloppé séparément afin que les gardes puissent inspecter les paquets sans avoir à déchirer le joli papier-cadeau. Il y en avait soixante en tout. Cela allait il être suffisant ? C’était le chiffre que mademoiselle Shirley avait donné aux enseignants. Aussi, c’était ce nombre de cadeaux qui avait été donné aux volontaires prêts à effectuer leur visite hebdomadaire. Quand les enseignants approchèrent pour donner les cadeaux aux volontaires, ils remarquèrent que ces derniers avaient aussi décidé d’offrir des couvertures et des manteaux pour les enfants et les prisonnières. « Comme ces gens sont remplis de compassion !» pensèrent- ils.
Une prière de reconnaissance à Dieu fût prononcée avant que tout le monde participe à charger les cadeaux dans la camionette. Il fût demander au Seigneur de toucher le coeur des personnes à qui la Bonne Nouvelle serait annoncée; mais également de permettre que tous les cadeaux passent le contrôle sans aucun problème. Puis, avec un «amen» venant du fond du coeur, les volontaires bouclèrent leurs ceintures de sécurite et entamèrent la traversée de la rivière vers les routes sales et cabossées de la prison.

Pendant ce temps, à la prison, les enfants avaient entendu parler de l’événement spécial à venir. Bien sûr, ils ne pourraient pas avoir de « pinata », mais on leur expliqua qu’il y aurait des chansons, des histoires et un cadeau pour chacun. Ils étaient si contents!
«Ana Maria, ma chérie... » dit maman «on dirait que la fête sera amusante. Essaie de t’amuser et de ne pas être si triste ». Cette promesse serait très dure à réaliser pour Ana-Maria. Ana avait été malheureuse pendant les trois mois qu’elle avait passé dans ce lieu sombre. Il n’y avait pas grand chose à faire pour une petite fille énergique de neuf ans, et les visites étaient rares, même celles de son père. Comme Ana Maria désirait un ami! (Mathieu 25:34-36).
En allant à la clôture pour retirer le linge exposé au soleil, Ana se demandait quel habit elle porterait à la fête. «Je crois que je mettrais mon pullover bleu et mon jean» décida-t-elle tout en pliant les vêtements séchés. Elle retourna à la cellule de prison qui était maintenant sa maison et plia rapidement les vêtements. Dans la petite cellule, se trouvaient deux lits de camp : une pour Ana-Maria et sa maman,l’autre pour l’autre prisonnière et ses trois enfants. Il n’y avait pas de place pour une armoire, alors les habits étaient accrochés au mur ou bien placés sous le lit. Apres avoir range les vêtements sous le lit, Ana nettoya la cellule du mieux qu’elle le pouvait et alla rejoindre sa mère au dehors. Cette dernière s’appliquait à l’artisanat et elle espérait vendre ses produits aux volontaires.
« Tu es si jolie en bleu !» dit la mère d’Ana-Maria tout en continuant à travailler. L’atmosphère dans la prison était froide et impersonnelle la plupart du temps, mais il se trouvait là tout de même quelques personnes qui donnaient des bisous et des câlins à Ana et aux autres enfants. C’était comme si, dans cette prison, on ne savait pas ce qu’était l’amour ou bien d’où il venait (1 Jean 4:8,16,19). La maman d’Ana-Maria réalisait de plus en plus que ses mauvais choix n’affectaient pas seulement sa vie, mais aussi celle de sa fille. Ana souffrait pour des crimes qu’elle n’avait pas commis ( Romains 14:7). Bien que sa mère ait essayé de changer sa vie,elle retournait toujours à ses anciennes mauvaises habitudes. Elle se sentait sans espoir et piégée, mais plus que tout,elle ne voulait pas que sa fille grandisse et prenne les mêmes mauvaises décisions qu’elle.
Est ce que tu penses que Dieu peut l’aider ? Est ce que Dieu peut aider ceux qui sont pris au piège du péché ?
«S’il te plait, essaie de t’amuser aujourd’hui ma chérie» dit la mère d’Ana-Maria avec les larmes aux yeux.
«Ok maman, j’essayerais. » dit Ana en souriant tristement.

Enfin le camion rempli de cadeaux arriva à la prison! A l’entrée principale de la prison, avec leur carte d’identité en main, les volontaires apportèrent tous les cadeaux aux gardes pour l’inspection. Ils attendirent patiemment pendant qu’on inspectait chacun des 60 paquets. Les gardes fûrent très gentils et ne retinrent rien du contenu des boîtes de cadeaux. Une prière exaucée! Avec des murmures de remerciement au Seigneur, les volontaires s’en allèrent vers la chapelle de la prison. Entre temps, le bruit avait couru que «los americanos» étaient à la porte; aussi les prisonnières et leurs enfants étaient déjà à la chapelle quand les volontaires y arrivèrent. Toutes les chaises et tout ce qui pouvait servir de siège étaient occupés !

Mademoiselle Trudy, l’une des volontaires qui devait raconter l’histoire biblique, et les autres furent touchés de voir tous ses gens qui les attendaient. Quelques uns se detourneraient-ils de leur vie de pêcheur et viendraient-ils à Jésus, le cadeau de Dieu pour les hommes ?
Quand les volantaires regardèrent la salle, ils n’y virent aucune décoration lumineuse sur un arbre, ou encore un ruban rouge sur une couronne. Seulement des murs froids et sombres et le sol de ciment. Les femmes prièrent alors en silence pour avoir du courage et commencèrent la célébration avec des chants. « Jésus m’aime » fût une des chansons favorite. Les jeux avec les ballons fûrent particulièrement amusants pour Ana-Maria et les autres grands enfants. Courir avec un ballon entre les genoux est un grand challenge. Ana s’appuya sur sa mère et lui dit «maman je m’amuse beaucoup». Sa mère fût si contente d’entendre ces mots.
Quand les jeux fûrent terminés, mademoiselle Trudy sortit les images pour illustrer l’histoire qu’elle allait raconter.

«Regardez toutes ses jolies images», dit un des enfants, «les couleurs sont si jolies. »
L’enseignante présenta une des images et demanda aux enfants s’ ils savaient ce qu’elle représentait. Bien sûr, ils savaient ce que c’était! C’était un cadeau avec un très beau noeud au dessus. «Je sais que beaucoup d’entre vous sont ici aujourd’hui pour recevoir un de ces cadeaux, et nous sommes très heureux de pouvoir vous en donner un à tous. Mais savez vous qu’il y a aussi un autre cadeau bien meilleur pour vous aujourd’hui ? »’
«Humm... Deux cadeaux ! Maman que pourait être l’autre cadeau?» demanda Ana-Maria toute curieuse.
«Je ne sais pas, mais écoutons et nous saurons » répondit sa maman tout aussi curieuse que sa fille.

Mademoiselle Trudy commenca en expliquant que Dieu est le créateur de l’univers et que le diable essaie de convaincre les hommes que les voies de Dieu sont trop difficile à suivre. Il nous dit de vivre comme nous le voulons...Mais quand Adam et Eve l’ont écouté, ils ont péché contre Dieu. A cause de leur péché, nous naissons tous pêcheurs (Romains 3:23). Elle continua en disant que le prix du péché c’est la mort (Romains 6:23).
La mère d’Ana écoutait attentivement et elle savait que ce que la dame disait était vrai: Elle méritait la mort pour les mauvais actions qu’elle avait commises. «J’espérais de bonnes nouvelles…» pensa-t-elle.

Juste à cet instant, mademoisselle Trudy annonça : «voici le cadeau! » et elle montra l’image représentant ce don dont elle parlait: Dieu a vu notre situation et notre perte prochaine. Il nous aime tellement qu’il a donné son trésor le plus précieux pour que nous soyons de nouveau proches de lui. Ce précieux trésor, c’est son fils Jésus-Christ. Jésus a laissé toute sa royauté au ciel, pour venir naître comme un bébé dans ce monde méchant. Tout en grandissant, Jésus n’a jamais péché. Il a toujour pris de bonnes décisions. Ana-Maria pensait à certaines mauvaises choses qu’elle avait faites, et se demandait comment Jésus avait pu grandir sans commettre de péché. Mademoisselle trudy continua, en révélant que la raison pour laquelle Jésus était venu sur la terre était pour mourir sur une croix, devenir le sacrifice sans péché, et être puni à notre place pour nos fautes.
«Le prix est à présent payé pour tous nos péchés, cependant, c’est à nous de nous tourner vers le sauveur, afin de confesser nos péchés puis de ne plus les recommencer Romains 10:9-13). Voici le cadeau gratuit que je vous apporte aujourd’hui. Vous pouvez avoir un nouveau départ dans la vie. En effet, tous les péchés que vous avez commis, ceux que vous commettrez ont été pardonnés et oubliés par un père céleste et merveilleux ; cela , grâce au sacrifice de son fils Jésus sur la croix. Vous ne pouvez pas aller au paradis par vos seuls efforts. Il y a seulement un chemin pour aller au paradis: croire au fils de Dieu, Jésus( Jean 4 :6). Dieu vous aidera a apprendre à aimer, à prendre de bonnes décisions, et à pardonner. Y a t’il quelqu’un ici aujourd’hui qui est fatigué de sa vie de pêcheur et qui voudrait un nouveau départ ? »
Mademoisselle Trudy demanda à tout le monde de baisser silencieusement la tête et de fermer les yeux. «Si il y a quelqu’un qui voudrait recevoir ce cadeau gratuit, s’il vous plait, silencieusement, qu’il s’avance et quelqu’un l’aidera».

Certains se levèrent de leurs sièges et s’avancèrent. Parmi eux se trouvait Ana-Maria et à sa grande joie, sa mère. Avec les larmes aux yeux, la maman d’Ana accepta le prix que Jésus avait payé sur la croix pour nos péchés. Elle confessa à Jésus ses fautes et lui demanda de venir dans sa vie. Elle savait qu’elle avait essayé auparavant de réaliser de bonnes choses, mais à présent, elle n’essaierait plus seule. Dieu était à présent avec elle, et elle savait qu’il l’aiderait. Elle n’avait jamais connu une paix et une joie semblables. Elle ne se sentait plus coupable de ses péchés et elle n’aurait désormais plus à s’inquiéter de savoir où elle passerait l’éternité.Quel sauveur merveilleux !
Ana-Maria aussi voulait avoir Jésus comme son sauveur. Bien qu’elle n’ait jamais commis de crimes qui vaillent la prison, Ana-Maria était bien consciente des choses qui, dans son coeur et dans sa vie, etaient mal. Après que toutes les deux aient prié, elles remercièrent les volontaires pour être venues et pour leur avoir parlé de l’espoir que Jésus donne. On leur donna une bible et on leur demanda d’assister à l’étude biblique hebdomadaire à la prison. La maman d’Ana promit qu’elle et sa fille n’y manqueraient pas .
«Je me sens si libre! » s’exclama la mère d’Ana-Maria en essuyant ses larmes. La petite fille embrassa très fort sa maman alors qu’ on demandait à tout le monde de regagner son siège. C’était l’heure de donner les présents ! Lorsque Ana-Maria reçut son cadeau, elle se sentit mal: sa mère n’avait rien reçu.
«S’il vous-plaît madame, est ce que vous avez quelque chose pour ma maman ? » demanda Ana. Sa mère répondit rapidement: « j’ai déjà eu le plus beau des cadeaux, ma chérie, j’ai reçu un père aimant ». « Moi aussi maman », réalisa alors Ana-Maria avec plaisir.
Pendant qu’elles mangeaient des bonbons, cinq prisonnières se levèrent pour un petit discours.

«Nous vous remercions d’être venu, et ce que vous avez dit aujourd’hui est vrai. Nous avons accepté Jésus dans nos cœur il y a des années, mais nous avons pris de très mauvaises décisions. Avant de venir ici en prison, nous savions que nous devions lire notre bible et prier, mais nous n’avions jamais le temps. Ici on en a plein! Nous espérons ne pas commettre de nouveau les mêmes erreurs. Nous remercions Dieu pour son amour éternel(I Jean 1 :19) ».
Les cinq femmes étaient debout sur l’estrade et demandèrent si elles pouvaient donner un cadeau venant du fond de leur coeur aux volontaires: une chanson sur leur sauveur. Il fût difficile de dire qui reçut le plus de bénédictions ce jour-là, les prisionières ou les volontaires !
Les cadeaux dans les boîtes furent appréciés et utilisés, mais le don accepté par les prisonnières et leurs enfants était le plus précieux de tous car il est éternel.
Et toi, as-tu accepté le prix que Jésus a payé pour tes péchés ? Il est mort afin que tu puisses vivre pour toujour avec lui au paradis.Si tu le connais comme ton sauveur personnel, l’as tu suivi, ou bien prends tu des décisions qui finiront par te blesser toi et ceux que tu aimes ? Jésus t’attend.Quel que soit ton besoin ,s’il te plaît, viens à lui.

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