Le Deuxieme Enfant©

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Ecrit et illustré par De Dorman

1 Corinthiens 2:9… Ce que l’œil n’a pas vu, Ce que l’oreille n’a pas entendu,
Et ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, Tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment.

C’était une journée fraîche, mais ensoleillée dans cette campagne pékinoise qui faisait le quotidien de la famille Lin. La petite Pao Zhu, agée de sept ans, (prononcer Pao Djou) passait sa vie dehors, surveillant les agissements de sa grande sœur Pao Yi qui jouait avec les autres enfants du voisinage. Ressentir la chaleur du soleil sur son dos, regarder intensément le beau ciel bleu semblait être l’unique remède qui pouvait être apporté à cette pauvre petite Pao Zhu. « Courir et sauter devront attendre un petit peu » pensa-t-elle en entendant les autres enfants rire au loin. Il faut dire que cette enfant souffrait d’une forte fièvre et d’une toux depuis quelques temps et son petit corps était devenu très affaibli. En n’importe quel autre lieu du monde, son papa aurait pu trouver une aide médicale pour soigner sa précieuse petite fille, mais ici, cela n’était pas possible.


Il faut expliquer qu’en Chine, on encourageait les familles à n’avoir qu’un enfant unique. Si un autre enfant venait à naître, il n’aurait droit ni à une éducation, ni à des soins de santé. Certains de ces deuxièmes enfants étaient abandonnés à la mort, d’autres étaient vendus. Certains parents confiaient leur enfant à un orphelinat, espérant que l’on prenne soin de lui. Mais si une famille osait garder son deuxième enfant, la société se montrait alors très cruelle envers chacun de ses membres, jusqu’à les priver d’accès à la nourriture ou aux vêtements. C’est pour cette raison que la famille Lin était venue vivre à la campagne, car ils savaient qu’un enfant est un don de Dieu et qu’il doit être chéri précieusement. La famille de Pao Zhu aimait tendrement cette petite fille et avait consenti à sacrifier une confortable vie citadine pour pouvoir vivre en paix tous ensemble.


Pao Yi est revenue pour aider sa petite sœur à prendre son repas dans la maison. Tout en partageant le riz, Maman Lin a embrassé le front de Pao Yi, la remerciant d’être si attentive pour Pao Zhu. « Je suis si reconnaissante de vous avoir toutes les deux, mes trésors ! » dit-elle en leur remettant les bols de riz. Pao Zhu avait très peu d’appétit, et Maman et Pao Yi l’encourageaient à prendre de nouvelles bouchées. « Papa serait si content si tu pouvais manger ton riz ! » Pao Zhu esquissa un faible sourire et dit qu’elle essayerait, mais la toux constante rendait ses repas bien pénibles. Elle prit quelques bouchées supplémentaires et s’assoupit tandis que Pao Yi aidait Maman à finir de ranger la vaisselle. Maman pria intérieurement que quelqu’un puisse trouver et apporter un médicament efficace pour la petite ce soir. Ce soir, il y aurait chez les Lin, dans leur petite maison rurale, une réunion secrète. Certaines personnes feraient des kilomètres pour pouvoir y assister. Il fallait être prudent pour ne pas ébruiter ce secret à n’importe qui, car une loi en Chine interdisait de telles rencontres, dont le but était d’adorer Dieu. Pourtant, les chrétiens chinois savaient que cette loi déplaisait à Dieu (Psaumes 95 :6 et 96 :9). Ils s’étaient associés dans des églises dites « souterraines », et avaient décidé d’organiser des rencontres secrètes dès qu’un pasteur de passage dans leur secteur pouvait en conduire une. Certains de ces pasteurs itinérants avaient souffert pour leur foi : les uns avaient été battus, d’autres mis en prison suite à une rafle lors d’une rencontre, étant alors séparés de leur famille pendant des mois, voire des années ; d’autres encore avaient donné leur vie pour la cause de l’évangile. Mais c’est aussi ainsi que Papa et Maman Lin avaient, pour la première fois, entendu parler de Jésus. Ils étaient venus en famille à l’une de ces « réunions secrètes ». Ils avaient alors entendu la bonne nouvelle de l’amour intense de Dieu pour eux. Une grande joie avait rempli leur cœur blessé au moment où ils demandaient au Seigneur Jésus de devenir leur sauveur. Depuis ce jour, ils avaient naturellement proposé d’ouvrir leur maison, au risque de leur vie, afin que d’autres puissent eux aussi entendre cette bonne nouvelle. Leurs frères et sœurs dans la foi priaient pour la petite Pao Zhu, et avaient aussi essayé, mais sans succès, d’obtenir le remède dont elle avait besoin. Ils craignaient tous que sans médicament approprié, il y ait peu d’espoir de guérison pour la petite fille, dont l’état ne cessait d’empirer. Les petites filles, quant à elles, attendaient avec impatience l’heure de la « réunion secrète ». Les enfants qui y viendraient étaient leurs amis, des amis qui n’accordaient pas d’importance au fait que les fillettes portaient des vêtements d’aspect usagé, et qui ne méprisaient et ne maltraitaient pas Pao Zhu sous prétexte qu’elle était le deuxième enfant de la famille. Pao Zhu, cependant, se posait bien des questions : comment ses parents pouvaient-ils être si plein de joie et d’amour alors que beaucoup de leurs amis chrétiens avaient été battus et rejetés à cause de leur foi chrétienne ? N’importe qui serait désespéré dans cette situation, alors Pao Zhu se demandait ce qui les rendait si différents ? Voyez-vous, vous qui écoutez cette histoire, Pao Zhu n’avait pas donné son cœur à Jésus, aussi bon nombre de ses amis priait pour qu’elle puisse connaître cette source de joie que Jésus donne et dont eux-mêmes pouvaient témoigner dans leur vie.
C’était déjà l’heure où Papa rentrait des champs. Maman avait préparé un plat de riz au poisson et Papa, regardant les fillettes, questionna « Alors ! Comment va ma petite perle précieuse aujourd’hui ? »
« Papa, Pao Zhu a mangé un tout petit peu plus de riz aujourd’hui… » répondit sa grande sœur.
« Et… Papa… » murmura faiblement Pao Zhu « J’ai été un peu dehors, assise au soleil ! Le ciel était tellement bleu ! »
Pao Yi confirma les dires de sa sœur, assurant qu’elle avait veillé à ce que la petite soit bien couverte et ne se refroidisse en aucun cas.
« Ah ! Tu es une bonne grande sœur, Pao Yi ! » commenta Papa, avant de baisser la tête pour remercier Dieu de cette nourriture. A la fin du repas, il y eut abondance de compliments pour Maman en raison de ce bon repas. Et peu à peu, les gens commencèrent à arriver, un ou deux à la fois. En effet, ils savaient qu’ils ne pouvaient pas venir tous ensemble, cela ferait se demander dans le voisinage, ce qui se passait dans la petite maison. Néanmoins, la maison fut bientôt pleine. Ils se saluaient les uns les autres avec joie et affection, puis s’asseyaient par terre, attendant avec impatience le message. Un ou deux seulement possédait une bible chinoise, car il était extrêmement difficile de s’en procurer. La rencontre commença par le chant d’un bel hymne, a cappella car il n’y avait pas d’autre instrument que les voix. Alors que les paroles d’adoration pour leur sauveur s’échappaient de leurs bouches, les uns souriaient, tandis que les autres avaient les yeux embués de larmes.

Le pasteur se leva alors, un page extraite de la Parole de Dieu à la main. Il lut le passage de Jean 14 :1-6 sur la page usagée, puis il commença à parler de l’éternité. Tous étaient attentifs alors qu’il expliquait : citant Romains 3 :23 qui annonce que tous les humains ont péché, il compara notre péché à la Grande Muraille de Chine qui est comme un mur infranchissable qui nous sépare de Dieu. Jésus avait choisi de laisser toute la gloire de sa maison dans les Cieux pour venir vivre sur cette terre et devenir pour nous cette Porte (Jean 10 :9) par laquelle nous pouvons recevoir la vie éternelle (Romains 6 :23). Pao Zhu songea alors à la tendresse de ses parents pour elle, et comment, par moments elle les décevait par sa désobéissance. Elle sut à cet instant que cela déplaisait aussi à Dieu.

Alors que ce pasteur si doux parlait des souffrances que Jésus dut endurer (Esaie 53 :3-5) afin que nous puissions être sauvés de la mort éternelle, Pao Zhu ressentit une peine aiguë dans son cœur. Cette fillette comprenait alors qu’elle aussi avait commis des péchés et qu’elle avait besoin d’être pardonnée par Dieu. Alors que le pasteur concluait son message, il demanda si quelqu’un voulait recevoir le don de la vie éternelle, qui avait été entièrement payé par Jésus. La petite main de Pao Zhu se leva. C’est ainsi que là, au milieu de la petite pièce, entre Papa et Maman, Pao Zhu demanda à Jésus de pardonner ses péchés et d’entrer dans son cœur. Elle remercia Jésus d’avoir traversé tout ce chemin de souffrance, juste pour elle. Maintenant, elle ressentait cette joie profonde dont les autres témoignaient : tous ses péchés étaient définitivement pardonnés ! La paix qui remplissait son cœur n’avait pas de prix ! Leurs nombreux amis partagèrent la joie de la famille Lin avant de repartir, comme ils étaient venus, un ou deux à la fois. Cette soirée chez les Lin avait été passionnante ! Pourtant, il fallut peu de temps pour que tous se couchent paisiblement sur leurs nattes, le cœur plein de joie ! Alors qu’aucun médicament n’avait été trouvé pour soigner la petite, quelque chose de bien plus précieux était là… le salut de Dieu dans le cœur d’une toute petite fille.

Les semaines passaient, et Papa et Maman voyaient seulement que la santé de leur petite perle précieuse déclinait. Maman la soutenait alors qu’elle s’épuisait à tousser, arrivant à peine à reprendre son souffle, pendant que Papa priait.Certains s’en doutaient, la petite Pao Zhu avait la tuberculose, et on ne donnait pas de médicament à un deuxième enfant, alors irrémédiablement, la petite perle précieuse de la famille se mourrait.


Alors Jésus, plein de grâce et de miséricorde, prit tout doucement la main de Pao Zhu dans la nuit, et la conduisit dans sa nouvelle demeure dans les cieux. Elle eut un nouveau corps, et une robe éclatante de blancheur. Là, tous étaient heureux d’accueillir cette petite perle précieuse. Pao Zhu regarda la marquée de la cicatrice des clous, la serra bien fort, et remercia son sauveur d’avoir accepté de mourir pour ses péchés, et d’avoir permis qu’un certain soir, lors d’une « rencontre secrète », une certaine deuxième enfant, que beaucoup avaient rejeté et méprisé, était née de nouveau dans la vie éternelle, et avait été acceptée par Celui qui comptait le plus au monde… le Seigneur Dieu Lui-même.Invitation au Salut et à l’ObéissanceTerminer le temps de la leçon en priant pour nos frères et sœurs de Chine, et ceux qui, dans le monde, sont persécutés pour leur amour pour le Seigneur.Lin Pao Zhu (Lin est le nom de famille) doit être prononcé « Pao Djou » et veut dire Perle Précieuse.


Lin Pao Yi (Lin est le nom de famille) doit être prononcé « Pao Yi » et veut dire Jade Précieux.Que de tout cœur soit remerciée Helen Lim qui a donné toute son authenticité à ce récit en donnant de précieux renseignements sur la culture chinoise, et en donnant le nom de ces deux précieux bijoux. Que Dieu te bénisse Helen !

 

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